Enfin, le principe d’économie impose le choix de luminaires faciles d’entretien et munis de performances mécaniques assurant la plus grande durabilité possible. Assurez-vous qu’ils soient faits de matériaux durables. Évitez les lentilles en polycarbonate ou en acrylique et optez pour celles en verre trempé. Enfin, assurez-vous que leur étanchéité soit optimale et conforme à la norme IP65.
Démystification de la classification des luminaires par l’IESNA
Le design d’un luminaire joue un rôle déterminant dans la façon dont la lumière est émise dans l’environnement. Comme ce design peut être très varié, la distribution du flux lumineux le sera tout autant.
L’IESNA propose une classification des luminaires, nommée « classification cutoff », qui a été conçue principalement pour contrôler l’éblouissement généré par la lumière émise à moins de 10° sous la ligne d’horizon. Quatre catégories ont été créées :
- les luminaires sans défilement (non-cutoff)
- les luminaires semi-défilés (semi-cutoff)
- les luminaires défilés (cutoff)
- les luminaires défilés absolus (full-cutoff)
Comme cette classification ne permet pas de définir exactement la proportion de flux lumineux émis au-dessus de l’horizon, seule la catégorie « défilé absolu » peut garantir qu’aucun flux lumineux n’est émis vers le ciel. Cette classification est fréquemment utilisée à tort pour guider ou réglementer le choix de luminaires qui n’envoient pas de lumière vers le ciel. Cependant, il faut savoir qu’un luminaire appartenant à une autre catégorie peut émettre moins de 1% de flux lumineux vers le ciel tout en offrant une meilleure efficacité vers le sol. Pour cette raison, les règlements adoptés dans la région du mont Mégantic sont basés sur la limite de 1% de lumière émise vers le ciel et non uniquement sur la classification IESNA, ce qui laisse un plus vaste choix parmi les luminaires performants. Il ne faut pas oublier que c’est le rapport photométrique qui contient toutes les informations pertinentes!
L’IESNA a défini la classification ci-dessus en 1963. Or, depuis quelques années, les villes sont aux prises avec des problèmes reliés à la pollution lumineuse, et plus particulièrement à la lumière intrusive et à l’éblouissement. Les plaintes fusent de toutes parts et une nouvelle classification s’impose pour mieux définir les caractéristiques des luminaires.
En 2007, l’IESNA a révisé sa classification dans le but d’offrir une évaluation plus précise de la distribution de la lumière émise. Un article décrivant brièvement la nouvelle classification a été publié en juillet 2007 dans la revue Électricité Québec.